liberté définition philosophique

Pour Spinoza « la liberté est tout simplement l'autre nom de l'ignorance où nous nous trouvons des causes qui nous déterminent »[4]. Définitions de liberté État de quelqu'un qui n'est pas soumis à un maître : Donner sa liberté à un esclave. D'autre part, la discipline ordonne tacitement les types de libertés. Nous reprenons la définition du serf arbitre par l'Église réformée, l'Église protestante unie de France[30]. – La liberté n’est au fond pas dans ce qu’on fait, mais dans la manière dont on le fait. Pour qu’il y ait choix, il faut plusieurs motifs, plusieurs possibilités d’action. changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde, Bac Philosophie 2020 : Notre guide des révisions. La liberté ne pourrait-elle donc pas être métaphysique ? Cependant Descartes avait déjà été interprété la liberté comme un appel adressé à l'homme pour qu'il réalise pleinement sa nature[8]. Le choix peut être impossible lorsque tous les motifs valent (âne de buridan). Cette contradiction dans notre connaissance constitue la troisième antinomie kantienne dans la Critique de la raison pure : suis-je libre, ou suis-je conduit par le destin ? Traditionnellement la philosophie est amenée à lier la notion de « liberté » avec celle de « volonté », comme si la première était simplement une qualité possible de la seconde. La liberté naturelle : celle qui consiste à faire tout ce que l’on désire (sans lois, sans contraintes…)elle est sans limite : l’homme ne répond qu’à ses instincts. Michel Haar[63] cite Heidegger« l'homme ne possède pas la liberté comme une propriété, mais tout au contraire la liberté, le Dasein découvrant possède l'homme » et Hadrien France-Lanord citant Heidegger « le Dasein est la possibilité de l'être-libre pour le pouvoir-être le plus propre »[39]. Elle s’incarne dans la durée. [21] ». En philosophie, il ne suffit pas de marteler l'idée de dignité humaine, il faut aussi la justifier. Le site couvre ainsi les grandes traditions philosophiques, des présocratiques aux philosophes contemporains, tout en essayant d’apporter une lecture philosophique au champ culturel en général, qu’il s’agisse de cinéma, de littérature, de politique ou de musique. Ce qui lui appartient en propre, ce qui est visé, n'a pas le sens d'un contenu à remplir, mais d'une manière de vivre le monde, Weise, une manière qui aurait été perdue dans le dévalement auprès des choses, dans le monde, souligne Jean-François Marquet[49]. Il faut bien comprendre quune telle liberté absolue suppose que lhomme échappe aux lois générales de la nature donc échappe au déterminisme des lois naturelles. L’opposition entre la liberté naturelle et la liberté civile : le contrat social comme ce qui permet le passage de l’une à l’autre. Mais la liberté suppose des limites, quelles sont-elles ? Dans Être et Temps Heidegger affirme « le Dasein est la possibilité d'être libre en vue du pouvoir être le plus propre » (Être et Temps (SZ p. 144 )) cité par Jean Greisch[41], c'est-à-dire, être véritablement soi-même, ce qu'il n'est pas le plus souvent, ajoute-t-il. Une approche philosophique de la maladie, La Neuro-philosophie et le Transhumanisme, Créon, héros tragique: Une lecture philosophique du mythe grec, La philosophie de Heidegger: De l’étant à l’Etre, La Connaissance : Définition Philosophique, Modifier les paramètres de confidentialité. Au début des années 1930, Heidegger abandonne définitivement rapporte Alexander Schnell[36] la vision d'un sujet humain, dans lequel la liberté pouvait encore apparaître à la manière traditionnelle, comme l'essence de l'homme. Heidegger, Questions I et II Tel Gallimard 1990, Essai sur les données immédiates de la conscience, https://www.academia.edu/4690131/La_liberté_une_nécessité_intériorisée, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Liberté_(philosophie)&oldid=174024880, Page utilisant le modèle Citation avec un retour ligne, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, métaphysique, comme relative à un existant qui est, éthique, concernant les actions humaines, relatives à la liberté individuelle, ou, anthropologique, parce qu'elle concerne l', Miguel Espinoza, «La liberté, une nécessité intériorisée» in. Il suffit de se reporter au Dictionnaire Larousse[1] pour voir les nombreuses définitions qui en procèdent. C'est à quoi, à travers l'histoire, s'attelle le projet humaniste. Se justifier soi-même est la plus grande entreprise de l’homme, après la volonté de puissance[25]. Mais certaines tendances sont néfastes et nous luttons naturellement contre elles. Propulsé par WordPress - La-Philosophie.com - 2008-2020. C’est à une telle conception (celle des stoïciens) que les modernes (Sartre, Kierkegaard) sont revenus ; l’homme devient libre lorsqu’il substitue une attitude active à une situation subie, lorsqu’il prend parti à l’égard des évènements de son temps : bref la liberté se prouve en se réalisant, lorsque l’homme réalise son destin en oeuvrant au lieu de le subir. Le désir est changeant, il appartient au contingent, il est de l’ordre de la volition et non de la volonté. Condition d'un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté : Liberté politique. L’adage selon lequel la liberté d’un individu termine où commence celle d’autrui paraît indiquer le fait que l’homme n’est libre qu’en fonction des autres et que chacun doit avoir le même droit à exprimer sa liberté. D'autre part, la question du « libre arbitre » et de la liberté est à la base du courant moderne de l'Existentialisme elle a de tout temps aussi été au fondement de la pensée humaniste[N 3]. Cette « aporie » s'est poursuivie jusqu'à Emmanuel Kant dans le cadre de sa troisième antinomie : suis-je libre, ou suis-je conduit par le destin ? Heidegger retient que pour Kant il n'y a de liberté que dans la soumission à l'impératif catégorique qui culmine dans l’idée d’une moralité rationnelle et universellement fondée, qui par définition vient d'ailleurs[15]. Si le déterminisme domine la pensée antique, les Stoïciens tentent de concilier la nécessité du destin et la liberté de la volonté[4]. Définition de la liberté humaine. Pour Heidegger, la possibilité d'un tel « pouvoir-être » appelé aussi « authentique » est attestée par la « voix de la conscience », voix qui n'a ni le sens théologique ni le sens moral qu'on lui attribue habituellement. « Hétéronomie » : ce qui est imposé par une volonté extérieure, une contrainte extérieure. Le terme de liberté dans le langage commun, offre la caractéristique de présenter de multiples faces selon les champs dans lequel on le place. Citations supplémentaires sur la liberté : Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Une liberté qui nous autoriserait à nous porter vers une chose ou une autre indifféremment, ce que Descartes appelle « la liberté d'indifférence », sans la moindre détermination, n’est que « le plus bas degré de la liberté ». À un tel esprit, la prétention d'une conquête progressive de la sagesse comme but de la vie, prônée par les philosophies traditionnelles de la sagesse, (notamment le Stoïcisme), ne pouvait que paraître dérisoire. La liberté : une idée produite par la raison mais à laquelle aucun objet n’existe dans l’expérience. Platon distingue en lui trois parties ou plutôt trois puissances différentes : le désir, le cœur et la raison. Car tout le monde semble d’accord pour en reconnaître l’importance et la légitimité, mais les choses se corsent lorsqu’il s’agit de savoir jusqu’où elle doit s’exercer. Affirmer « L'essence de la vérité est la liberté », comme le fait Martin Heidegger[57] n'est possible que dans un profond bouleversement du concept de vérité qui n'est plus seulement un problème de concordance, mais procède de l'ouverture du comportement humain, « qui laisse être l'étant comme tel »[58]. Pour accéder à la liberté, l’homme doit se déterminer lui-même à agir et penser. La sensation de contingence et d'indétermination, qui s'oppose à la nécessité, serait donc une illusion, l’effet de notre ignorance des causes réelles. L’opposé d’autonomie : hétéronomie. La conception des motifs et des mobiles précède la délibération, qui les pèse entre eux, afin de rendre possible la décision qui débouche sur l’exécution », « pensée qui soutient la doctrine selon laquelle les êtres naturels sont soumis à une nécessité stricte qui les détermine entièrement et selon laquelle la volonté humaine n'est pas libre », « Le déterminisme est causalité et nécessité. Une liberté peut-elle persister si elle reste dans le silence ? Bergson, en prétendant ne voir que des choix motivés, en faisant violence à la réalité ne fait que fuir devant le néant et l’angoisse de la liberté sartrienne. Il n’est qu’un instrument dont la volonté n’a pas à se manifester. Définitions philosophiques de la liberté Une définition du sens commun serait: la liberté est de faire ce qu'on désire sans rencontrer d'obstacle. Donc, quand on lui demande s’il pourrait vouloir autrement qu’il ne veut, on lui demande en vérité s’il pourrait être autrement qu’il n’est », « qu'à une saisie directe sur le vif d'une conscience en train de se décider », « qu’il existe des possibles préalables en dehors d’une conscience qui mûrit sa décision », « penser le moi comme une totalisation active de mon passé, c’est penser contre la liberté », « la « Liberté » (pour chacun et toute l'humanité) qu'il faut entendre comme une expansion infinie, une rupture de tous les obstacles, de toutes les chaînes et une destruction de toutes les limites », « la liberté des modernes n’est pas une véritable liberté qui déploie nos possibilités dans l’agir ; bien au contraire, elle enferme les individus qui deviennent de « petits absolus » isolés qui ne sont plus « introduits dans le monde » et qui, sans prolongement dans le passé et le futur, dérivent au gré du moment présent », « Le serf arbitre est une notion rendue célèbre par le débat intervenu entre, « que l'homme devienne ce qu'il peut être en son « être-libre » pour ses possibilités les plus propres », « l'homme moderne s'institue comme l'étant qui se rend d'abord absolument certain de soi et qui, fort de son « auto-fondation » assure sur ce fondement l'objectivation de tout autre étant », « Ce que l'homme moderne veut c'est une liberté qui ne tolère comme normatif que ce qu'elle fixe en toute autonomie », « il ne travaille pas les questions de la philosophie classique, c'est-à-dire l'articulation entre volonté et liberté mais en amont de cette question, sa possibilité interne », « elle va faire l'objet d'un choix qui n'a jamais encore eu lieu, un choix à la première personne, le choix du Soi », « la conquête d'une difficile liberté compromise dans le, « Suivant en cela Kierkegaard Heidegger décrit l’angoisse comme révélant le Dasein à lui-même, comme une possibilité d’exister qui traduit son « être-libre pour la liberté de (se) choisir et de (se) saisir soi-même », « L'essence de la vérité est la liberté », « il aura d'abord fallu à Heidegger accéder à une entente neuve de l', « la vérité n'a pas sa résidence originelle dans le jugement », « la disposition (qui traduit le concept heideggérien de, « l'homme ne possède pas la liberté comme une propriété, mais tout au contraire la liberté, le, « l'être sans fond de l'existence s'expose dans l'angoisse et dans la joie d'être sans fond et d'être au monde », « ménager la dimension où plus rien de fait obstacle à sa pleine ouverture (au monde, à l'être) », « Devant la nécessité de mettre en harmonie la responsabilité de l’, L'association de la nécessité et du destin est déjà à l'œuvre chez les tragiques comme, Le projet humaniste dans son sens le plus originaire vise à accomplir la perfection humaine Il s'agit, selon la définition de, « que l'homme devienne ce qu'il peut être en son être-libre pour ses possibilités les plus propres », « Pour Hannah Arendt, la liberté n'est pas d'abord un phénomène de la volonté intérieure (ce que l'on appelle le "libre-arbitre"), mais une propriété de l'action extérieure. " Par conséquent, l'Etat doit être le garant de la liberté individuelle de ses membres, aucune forme d'oppression ni de servitude n'étant légitime. L'appel obsédant de la conscience qui vise à nous rendre libre de nos choix s'accompagne du sentiment d'exil et d'inquiétante étrangeté qui dort le plus souvent caché sous le bavardage mondain[50]. L’esclave : « l’esclave lui-même est une sorte de propriété animée et tout homme au service d’autrui est donc un instrument qui tient lieu d’instrument ». Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. À travers le débat entre déterminisme et liberté se sont jouées au cours des siècles plusieurs orientations religieuses fondamentales. Elle demeure un concept indéterminé mais qu’il est nécessaire de présupposer pour parvenir à maintenir l’idée de responsabilité. La liberté : un postulat pratique qui permet de mettre en place l’idée morale. Contre Bergson, Sartre expose que « penser le moi comme une totalisation active de mon passé, c’est penser contre la liberté »[19]. Ils se croient libres lorsque leur inclination pour une chose reste légère. I. « L’homme n’est pas du tout passionné par la liberté, comme il le prétend. Il pense que la volonté est libre et qu’elle a un pouvoir sur le corps. La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes , de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. Chez Heidegger, l'extraction de l'emprise du « On » va demander, pour briser cette emprise, l'appel à quelque chose qui pourra jouer le rôle que joue le divin notamment chez Luther (voir Heidegger et Luther), quelque chose d'extrême, de quasiment eschatologique pour l'être humain, sur lequel l'homme n'a aucune prise, et qui ne peut être pour lui que « la mort et son devancement »[47]. » Cette définition de la liberté semble si évidente qu’on en oublie les difficultés qu’elle contient. La Raison pure, la volonté qui détermine la loi morale est certes une maxime qui s’impose au sujet mais qui transcende la simple individualité du moi car valant pour tous les sujets (donc la loi est universelle). Au cours du temps la notion d'indépendance vis-à-vis d'autrui ou vis-à-vis du pouvoir a pris le pas sur l'idée générale ; or la sauvegarde de ces deux indépendances supposant la protection de la loi, il s'avère qu'une obéissance raisonnée n'est pas incompatible avec la liberté[27]. « Descartes caractérise l’expérience de la liberté comme pouvoir d’affirmer ou de nier, de prendre un parti ou un autre ; ce pouvoir, celui du « libre-arbitre », il n’en conçoit pas de plus ample. Selon Epictète, la liberté est celle de la pensée. La liberté fait corps avec l'entente que le Dasein fait de son propre être. A l’origine, abandonné par ses parents biologiques afin de l’écarter du terrible présage, Œdipe est élevé par des parents adoptifs. On comprend que le genre tragique trouve son origine en Grèce antique Ce sera par ailleurs en termes de conséquences morales que les Stoïciens ont posé le problème de la nécessité. Le projet humaniste dans son sens le plus originaire vise à accomplir la perfection humaine Il s'agit, selon une définition de Heidegger, de faire « que l'homme devienne ce qu'il peut être en son « être-libre » pour ses possibilités les plus propres », propos tenus dans Être et Temps et rapporté par Thierry Gontier[32]. La liberté pour se développer n’a-t-elle pas besoin de se confronter à celle des autres ? Car liberté et égalité doivent se concilier, alors que la liberté … Dans son Essai sur les données immédiates de la conscience, en 1889, Henri Bergson porte un coup sévère, tant aux déterministes qu'aux partisans du libre-arbitre et à leur soi-disant antinomie, en montrant que les uns et les autres, développent leurs arguments à partir d'un « postulat » caché qui fait écran à la réalité et qui leur est commun. Ce thème de la Joie du Dasein libéré de toutes les contingences qui succède à l'angoisse est repris par Jean-François Marquet[54]. La seule loi qui règne : la loi du plus fort. Dès lors, la liberté n'est précisément plus ce qui traditionnellement dispose de possibilités données. Ces deux aspects , la définition d'une essence de la liberté à travers l'essence de l'homme et l'appel l'invitant à s'y conformer, vont également se retrouver chez Heidegger, notamment dans son livre de 1927 Être et Temps. La desalienation entrains t elle toujours la liberté ? (Général) Pouvoir d’agir sans contraintes étrangères ou extérieures. Ensuite, philosopher consiste à argumenter de manière rationnelle sur son étonnement. Que l’on songe à Marc-Aurèle, qui bâtit en lui-même une citadelle inaccessible aux troubles des sentiments et des passions, ces mouvements irrationnels de l’âme contraires à la nature. Les champs obligatoires sont indiqués avec *. Cependant, à observer nos choix, force est de constater que nous faisons parfois l’épreuve du remords, du regret…Nous comprenons alors que parfois, tout en sachant le meilleur, nous faisons le choix du pire. Le désir, ensemble des appétits charnels et sensibles, préside aux fonctions de nutrition et de reproduction, et réside dans la partie inférieure du tronc, au-dessous du diaphragme ; le cœur, comme son nom l'indique, a pour siège la partie supérieure du tronc ; c'est l'instinct noble et généreux, mais incapable de se donner par lui-même une direction ; au-dessus, dans la tête, siège la raison, la raison qui peut connaître la vérité, diriger vers elle le cœur et ses forces actives, et maitriser par là les passions inférieures. Car notre action est alors non seulement l’expression d’un choix personnel, mais d’un choix capable de se justifier rationnellement aux yeux de tous. « La liberté consiste moins à faire sa volonté qu’à n’être pas soumis à celle d’autrui ; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d’autrui à la nôtre ». Mais elle est avant tout une expérience mentale que chacun peut vivre au quotidien. Il se plie inconsciemment à d'innombrables règles de comportement. L’homme est libre quand il peut réaliser ses désirs (Epicure). Les philosophes, depuis toujours, se sont épuisés à « opposer stérilement un déterminisme objectif et une liberté subjective, à montrer que les deux sont pensables ensemble, qu'il n'y a pas de contradiction à penser le même acte à la fois comme déterminé et libre »[2]. Comme le note Hadrien France-Lanord[62] ce qui sous-tend cet exercice de la liberté, c'est le fait que le Dasein (l'homme) existe en vue de lui-même, qu'il s'ouvre à chaque fois à sa possibilité la plus propre, c'est-à-dire, à son « être-libre » qui est la vérité de son être. Jacques Ellul a consacré trois ouvrages au thème de la liberté[20], ponctués par des propos notoirement anticonformistes. [ARCHIVE] Philosophie; Définition de la liberté; Affichage des résultats 1 à 18 sur 18 Définition de la liberté . (H. Arendt, La Crise de la culture, " Qu'est-ce que la liberté ? Contrairement à Sartre il ne s'agit pas de concevoir la liberté comme un « engagement qui définit notre essence », mais c'est dans l'ouverture de l'être où nous sommes essentiellement engagés pour laisser être le monde, le soi et les autres[39]. À travers la « conscience authentique de la mort », la « voix de la conscience » va être l'instrument qui va se charger de ramener l'existant perdu dans le « On » à son être même en l'invitant à s'assumer dans sa finitude radicale d'être sans fondement et sans lieu, c'est-à-dire dans sa vérité[48]. Pour Hobbes, la liberté n'est que la liberté de mouvement. Etymologiquement, philosophie signifie amour de la sagesse. Beaucoup plus constants et profonds sont les besoins de sécurité, de conformité, d’adaptation, de bonheur, d’économie des efforts… et il est prêt à sacrifier sa liberté pour satisfaire ces besoins. L’être libre s’éprouve comme la source de potentialités distinctes entre lesquelles il n’a qu’à choisir en vertu de motifs et de mobiles clairement identifiables et dûment pesés. Dans l'angoisse, mais aussi dans la « Joie» de la « liberté » inaliénable, reçue comme risque d'une « existence» sans attache, qui peut s'exposer, sans mesure et sans a priori à la vérité de l'étant comme tel[53]. Éric Pommier[17] relève que pour Bergson les deux argumentations sont rétrospectives, s'intéressant au résultat plutôt « qu'à une saisie directe sur le vif d'une conscience en train de se décider ». Elle est l'ouverture même par laquelle « l'être sans fond de l'existence s'expose dans l'angoisse et dans la joie d'être sans fond et d'être au monde » selon Jean-Luc Nancy[51]. En effet dans le quotidien, le Dasein préoccupé est perdu dans le « On », l'opinion moyenne, il vit comme l'on vit autour de lui et ses opinions sont celles de tout le monde. Quels pourraient être les fondements philosophiques qui justifient cette prééminence de l'homme et sa dignité particulière dans un univers dominé par le déterminisme, sinon l'idée de liberté ? Et la raison est la faculté intellectuelle qui produit l’impératif catégorique qui lui-même conduit au devoir et à la morale. * Nous avons publié plus de 700 articles, tous cherchant directement ou indirectement à répondre à cette question. LIBERTÉ, subst. Introduction . Dans le monde sublunaire subsiste une part d'indétermination qui laisse place à l'action humaine[5]. L’illustration de ce fatum : Œdipe qui n’échappe pas à l’oracle de Delphes : il tua effectivement son père et épousa sa mère. Cette liberté raisonnée est notre seule possibilité de préserver notre humanité et notre accès au monde. Il échappe aux relations nécessaires, aux enchaînements nécessaires de causes et deffets qui déterminent toutes choses dans l… Il faut préciser que le libre arbitre dont il est question ici ne concerne pas les choix face à la nature ou au monde, mais face à la grâce de Dieu : l'homme choisit ou non d'accueillir le salut de Dieu. Concevoir la liberté humaine comme absolue, cest en faire lessence même de lhomme. – « Liberté, égalité, fraternité » : la devise de la République proclame trois valeurs dont l’association, en fait, ne va pas forcément de soi. On dira, par exemple, que cette « faculté de juger » en toute liberté, présuppose de plus que le sujet soit libre à vis-à-vis de la chose, qu'il se positionne face à elle avec un certain recul et qu'il la laisse être « ce qu'elle est » dans sa vérité, sans en déformer le sens. Le passage de 1) à 2) : une perte car les hommes ne peuvent plus faire tout ce qu’ils désirent mais aussi un gain car ils ont développé leurs facultés intellectuelles et principalement la raison et de la loi sur le plan moral et sur le plan légal. Cette légèreté laisse croire qu’on peut choisir librement de suivre ou de ne pas suivre nos impulsions en les contrecarrant, le cas échéant, par une autre impulsion. Du point de vue philosophique cette promotion implique que soit abordée la question de l'homme, de son essence. Le terme correspondant à déterminisme, dans l'antiquité, était celui de « nécessité » qui déjà en distinguait deux formes ou deux applications : le déterminisme de la nature et celui de l'action humaine[4],[N 2]. Laisser surgir la chose en ce qu'elle est, (étant écarté tous les préjugés psychologiques ou épistémologiques), c'est accueillir ce qui se « pose », s'« oppose » à nous en investissant un domaine de rencontre, et de fait installe la chose en elle-même, dans sa stabilité. La liberté individuelle et la liberté collective. Quand sa raison détermine son agir, alors soumission aux passions se réduit, s’amoindrit. Tous les humanismes tendent à promouvoir l'homme, sa dignité particulière parmi tous les êtres. Adulte, il part, se querelle avec un homme et le tue (il ignore qu’il vient de tuer son père biologique). Le penseur chrétien Søren Kierkegaard semble avoir été le premier à référer la possibilité du « libre arbitre » à une intériorité préalable où le choix d'un possible concret apparaît comme un choix second par rapport au choix de l'intériorité qui est qualifié de choix premier[43]. Le domaine de la volonté c'est la « faculter de juger », or on sait, que cette faculté suppose une notion élargie de la liberté qui n'est pas la simple absence de contrainte[55],[56]. De ce fait dans Être et Temps, la tonalité privilégiée de ce chemin parcouru à rebours ne peut être que l’angoisse[46]. Dans la Grèce antique, étaient exclus de la citoyenneté les femmes, les non grecs, les enfants, les esclaves. Liberté et éthique vont donc ensemble : être libre c’est être absolument responsable de ce que l’on est de de e que l’on fait. À l’opposé, la vraie liberté est la marque de l’unité de la personne, de sa cohérence, de sa continuité, de sa fidélité à autrui. Une liberté contrainte à rester muette, une liberté qui ne peut agir ne finit-elle pas par mourir ? La liberté : l’autonomie de la volonté et celle-ci est la loi morale. Dans l'angoisse, car le Dasein est toujours « déjà-jeté dans la vie », sans qu'il y soit pour quelque chose. On doit aux Stoïciens la mise en évidence d'un « sentiment trompeur de liberté qui n'est en réalité qu'un esclavage des passions » estime le rédacteur du Dictionnaire des concepts[2]. Deux thèses semblent s’affronter. fém. Pandémie : Est-ce venu l’ère du technicisme ? Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), dans Du contrat social, affirme que c'est pour les libertés que les hommes ont fait naître la loi civile. L’homme n’est alors plus dans l’instinct mais dans la raison : l’intérêt général prime sur l’intérêt particulier. Jean-Luc Nancy[51], écrit « l'être sans fond de l'« existence» s'expose dans l'angoisse et dans « la joie d'être sans fond et d'être au monde» »[N 7]. Kant fait de la finitude, l'horizon indépassable de la connaissance. La nature est ici entendue comme un pur enchaînement causal; il s'agit alors de concilier les deux affirmations : responsabilité morale et actes déterminés. C’est la liberté même qui, dans sa particularisation, se retourne contre le … Il doit, pour cela, appliquer à sa raison, décider ce qui est bon et utile. « Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder le bien inestimable qu’est la liberté » (Epicure). Le libre arbitre est la capacité de choisir, de vouloir : il représente en quelque sorte l'absolu de la liberté. Dans l'affirmation du soi-même « l'homme moderne s'institue comme l'étant qui se rend d'abord absolument certain de soi et qui, fort de son « auto-fondation » assure sur ce fondement l'objectivation de tout autre étant »[33]. Comment concilier la spontanéité et la maîtrise de soi ? La forme la plus élaborée du panthéisme s'exprime dans l'expression « Dieu est tout ». L’autonomie et l’absence de contraintes ? Il récuse l’identification du destin à un fatum aveugle et extérieur : « Le destin est la conscience de soi-même, mais comme d’un ennemi ». J'ouvre ce fil pour que vous puissiez débattre sur la définition de la liberté ! Pour répondre à cela, il suffit de penser à Epictète : ancien esclave malmené par son maître. Malheureusement, il s'avère que cette liberté rencontre partout et toujours la contrainte, que ce soit en société par la loi, en morale avec la conscience morale, dans la nature avec ses lois physiques et son déterminisme général. C'est la prééminence de cette essence à l'origine de mon possible pour lequel, selon Bergson, je me déciderais que Sartre récusera avec force. Il y a 2500 ans l'idée que tous les hommes sont égaux par nature est apparue chez les penseurs de la Grèce ancienne. « C'est au « laisser-être », (à la Gelassenheit) et à elle seule, c'est-à-dire à la seule liberté, qu'est donné d'accéder à la vérité de l'être » écrit Michel Haar[63]. La spontanéité ne peut donc consister à oébir à ses passions. En son nom, on peut tout faire, aussi bien une chose et son contraire ! La méthode de Spinoza, c’est la méthode des géomètres, transportée dans la métaphysique. La conception des motifs et des mobiles précède la délibération, qui les pèse entre eux, afin de rendre possible la décision qui débouche sur l’exécution »[3].

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